Après la révolution, l’aide financière externe

Les pays occidentaux viennent en aide à la Libye par solidarité,maisaussi parce qu’ils sont conscient du risque que court le pays de se devenir un État défaillant

Ricard González

L’ensemble des rebellions regroupées sous l’étiquette du Printemps arabe partage toute une série de causes, de demandes et d’objectifs. Cependant, leur expansion a donné lieu à des situations très différentes à cause de l’histoire, de la démographie, de la structure sociale et de la conception institutionnelle de chaque État. Les économies des pays d’Afrique du Nord ne sont pas une exception à cette pluralité qui apparaît même entre États voisins.

En ce sens, la Libye est un cas réellement particulier. Son économie a souffert le plus grand impact négatif en 2011 et son produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 60 %. Ce n’est pas sans raison que le pays a enduré une guerre civile qui a duré plus de six mois, un évènement plus déstabilisateur que les révoltes pacifiques en Tunisie et en Égypte. Or, l’économie libyenne est celle qui a récupéré le plus rapidement son dynamisme. Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), son PIB a augmenté de 122 % en 2012, et augmentera de 16 % en 2013.

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