Jordanie : succès de la monarchie face à la brise arabe

Le roi a su donner au processus politique une apparence de changement et de réforme et, en même temps, il a affaibli l’opposition et aidé les islamistes modérés.

Daoud Kuttab

Si le Printemps arabe a affecté la Tunisie, l’Égypte, la Libye, le Yémen et la Syrie, c’est la brise arabe qui a soufflé sur le royaume hachémite de la Jordanie, pr. La brise arabe a provoqué des changements importants mais peu profonds. Le pays continue sous la domination d’un seul pouvoir avec de très grandes compétences, mais pour la première fois depuis des décennies, il est témoin de changements constitutionnels et des mouvements timides quoiqu’importants, vers une éventuelle monarchie constitutionnelle.

Environ 45 clauses de la Constitution jordanienne ont été amendées, ouvrant les portes pour la première fois à un Tribunal constitutionnel, à une Commission electorale indépendante, à une nouvelle loi des partis et à une loi électorale qui inclut une représentation parlementaire à l’échelle nationale. Par ailleurs, la capacité du roi pour dissoudre le Parlement ou celle de son gouvernement pour approuver des lois, quand il n’est pas en période de séances, a également été réduite. Les citoyens ne seront plus jugés par des tribunaux militaires pour des affaires civiles (bien que la Cour de sécurité de l’État, appartenant à la branche exécutive du gouvernement, n’ait pas été dissoute, comme il était attendu).

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