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Co-édition avec Estudios de Política Exterior
Le Plan Kerry et négociations israélo-palestiniennes
La nouvelle ronde de conversations est appuyée par des entrepreneurs pour qui la solution des deux États jetterait les bases d’une croissance économique.
Julio de la Guardia
Le 13 septembre a été la date du vingtième anniversaire de la Déclaration de Principes entre le gouvernement d’Israël et l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) avec laquelle débuta le Processus d’Oslo. Alors que de nombreuses personnes pensaient que ce processus – possible grâce aux dynamiques bilatérales et multilatérales créées auparavant par la Conférence de Paix de Madrid d’octobre 1991 – présentait un caractère unidirectionnel et irréversible, la deuxième Intifada palestinienne de septembre 2000 a marqué l’effondrement du cadre d’Oslo tel un château de cartes.
La fin de la deuxième Intifada, actée par le décès du leader historique du mouvement national palestinien, Yassir Arafat, en novembre 2004 et l’élection de Mahmoud Abbas en tant que président de l’Autorité palestinienne en janvier 2005, donna lieu à un mouvement de confiance et à l’articulation de dynamiques au cours des années postérieures. Parmi celles-ci, l’on remarque les négociations menées par Abbas lui-même et le Premier ministre israélien de l’époque, Ehoud Olmert, lors de la Conférence d’Annapolis promue par les USA en novembre 2007, et surtout les contacts bilatéraux en 2008, jusqu’à ce qu’Olmert se soit vu obligé de présenter sa démission pour son inculpation dans plusieurs affaires de corruption présumée.
Le retour au pouvoir de Netanyahou en tant que Premier ministre en mars 2009, quelques mois après l’élection de Barack Obama en tant que président des USA, fit l’effet d’une douche froide sur les perspectives de paix. Cependant, les intentions apparentes d’Obama de s’engager dans la mise en marche d’un nouveau processus – qui furent recueillies dans son célèbre discours « Un nouveau début » prononcé à l’Université du Caire, en juin 2009 – ont obligé Netanyahou à répondre à travers un autre discours, 10 jours après, à l’Université de Bar-Ilan.
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