Les cinémas palestinien et israélien face au conflit
Pendant plus de 85 ans, le monde a été confronté à une question apparemment sans réponse : comment aborder le conflit israélo-palestinien ?
Au cours des 35 premières années du conflit, le récit était assez clair et direct sur les deux fronts. Pour Israël, le cinéma était un outil de construction nationale, fournissant un récit cohérent et homogène qui a jeté les bases des mythes de longue date entourant la création de l’État d’Israël et les efforts ultérieurs des Arabes pour refuser aux colons juifs la terre que le Dieu de la Torah leur avait promise.
Pour les Palestiniens, il s’agissait d’un moyen de résistance, une manière de rejeter le récit israélien dominant propagé par Hollywood et l’Occident ; un instrument pour transmettre la douleur, le traumatisme et les injustices incessantes qui ont imprégné l’existence palestinienne depuis la Nakba [catastrophe] de 1948.
Ces deux récits ont subi d’énormes changements au cours des décennies. Ils ont tous deux été influencés par les fluctuations de l’opinion publique mondiale, par les troubles qui n’ont jamais quitté la région et par la façon dont l’Occident et ses sociétés les ont catalogués dans des rôles dont ils ont lutté pour se défaire pendant des décennies.
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