Le gaz naturel : un marché en hausse

Ihsane el Kadi, journaliste, Algérie.

Le gaz naturel est un produit énergétique familier en Algérie, confiné en Tunisie, nouveau au Maroc. Cela situe la taille et les disparités entre les marchés domestiques du gaz au Maghreb central. 

En Algérie, l’utilisation du gaz naturel compte pour 24 % dans le bilan énergétique du pays. Ce taux est de 10 % en Tunisie tandis que le gaz naturel fait ses débuts au Maroc où il n’est pas encore distribué par canalisation. 

La proximité des champs gaziers algériens de la Tunisie et du Maroc aurait dû permettre une plus forte présence de ce produit dans la consommation énergétique de ces deux pays. Le virage algérien à la fin des années soixante vers l’exportation du gaz naturel liquéfié (GNL) par méthaniers a différé l’option du transport par canalisations qui privilégie la proximité dans ses débouchés commerciaux. Les premiers gazoducs vers l’Europe du Sud seront construits finalement 17 ans (via la Tunisie) et 27 ans (via le Maroc) plus tard, et permettront enfin d’approvisionner au passage les deux pays voisins de l’Algérie sur la route de l’Italie et de l’Espagne. 

La Libye, autre producteur de gaz naturel, n’a envisagé de fournir le sud tunisien par canalisation que ces dernières années. Une entreprise de gazoduc Libye-Tunisie a été créée en 2003. 

Les politiques publiques des trois pays projettent d’accroître sensiblement la part du gaz dans leur bilan énergétique national – dans le cas du Maroc la marge de progression est énorme – pour des motivations qui se rejoignent : meilleur coût, meilleure commodité, meilleure protection de l’environnement. Face aux contraintes d’investissement qu’impose le développement des réseaux de gaz naturel, l’ouverture aux investisseurs privés est organisée par la loi depuis quelques années. Les opérateurs n’accourent pas. Dans les faits le développement des marchés du gaz existant (Algérie), émergeant ( Tunisie) ou à venir (Maroc) dépendra encore longtemps de l’effort des opérateurs publics historiques et du soutien de l’Etat. 

Algérie, un marché domestique tiré par les exportations 

La demande prévisionnelle du marché intérieur algérien en gaz naturel en 2006 est de 17,43 milliards de mètre cubes, (16,84 milliards de mètre cubes en 2005). Ce volume pour appréciable qu’il peut paraître ne représente qu’un peu plus de 20 % de la production sur champ. L’Algérie a exporté, en 2005, pour 65 milliards de mètre cubes de gaz naturel et de GNL et le développement, rapide ou lent, de son réseau de distribution intérieur a toujours été dépendant des revenus d’exportation énergétiques. La dernière période –depuis 2001– a donc été faste avec un taux de croissance annuel de 5,1 % de la demande en gaz naturel et un raccordement annuel moyen de 100 000 ménages au réseau Sonelgaz, le distributeur public d’électricité et de gaz. Un rythme de croissance qui fera passer au tournant 2007 le nombre de clients gaz (basse moyenne et haute pression) la barrière des deux millions, ce qui fait la fierté des dirigeants de Sonelgaz « qui font aussi bien qu’un opérateur de téléphonie mobile ». Il est vrai que le gaz naturel est intimement lié au développement des classes moyennes algériennes qui accédaient dans les années quatre-vingts à des nouveaux logements chauffés au gaz naturel apporté par le réseau par canalisation y compris dans les villes moyennes du pays. Le gaz naturel livré à domicile est d’ailleurs populairement perçu comme le premier symbole de l’identité de l’Algérie comme pays pétrolier, bien avant le prix du gazole à la pompe. L’augmentation en janvier dernier de 30 % du prix de la bouteille de gaz butane a provoqué des émeutes dans des villages isolés du nord du pays sans espoirs d’être raccordé au réseau de gaz naturel de sitôt. Le fait est que la priorité des autorités algériennes n’est pas la desserte du secteur résidentiel mais l’utilisation massive du gaz naturel comme énergie primaire dans la production d’électricité. Cela est plus économique que les combustibles diesel ou les procédés à vapeur thermique. 10,5 milliards de mètre cubes de gaz naturel étaient utilisés, en 2006, dans les fournitures au parc de production électrique. Certes l’évolution de la consommation du gaz naturel par ce secteur est la plus lente cette année ; 2 % contre 2,6 % pour l’industrie et près de 10 % pour les particuliers (résidentiel et tertiaire). Mais les prochaines entrées en activité (2007 à 2009) de trois importantes centrales électriques cumulant plus de 2 000 mégawatts de puissance et utilisant le gaz naturel (seul ou en cycle combiné) vont consolider son rôle d’énergie primaire dans la production d’électricité. Le Comité de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) prévoit une part de débouché de 58 % pour le gaz naturel dans la production d’électricité en Algérie sur la période 2007-15. Cela ne devrait pas gêner la progression du taux de raccordement au réseau des ménages et des activités industriels dans un marché qui devrait croître de 3,1 % sur la période 2007-15 toujours selon le CREG. Le programme de rattrapage du déficit en logements lancé sur la période 2005-09 (il est prévu un million de logements) offre un appel d’air puissant pour les travaux de raccordement dans des zones généralement déjà urbanisées et desservies par le gaz naturel. Le groupe Sonelgaz a lancé en 2005 un emprunt obligataire pour lever une partie des fonds nécessaires au financement de ses investissements. 

La part du gaz naturel continue d’augmenter régulièrement dans le bilan énergétique algérien au dépend notamment du pétrole. Une question au moins ne semble pas préoccuper les autorités algériennes à la différence des pays voisins engagés dans des plans de substitution par le gaz naturel, celle de la disponibilité du produit en amont. L’extension au gaz naturel de la loi sur le partage de production en 1992 a permis de nouvelles découvertes avec de nouveaux intervenants, et à Sonatrach le développement de gisements déjà découverts comme celui de In Salah exploitéparSonatrachavecBP.Levieux champ de Hassi R’mel connaîtra un investissement de reboosting. Le gaz ne manquera pas. La montée de la demande domestique restera d’ailleurs plus faible que celle des exportations durant la période considérée par le CREG. Tant mieux, le marché algérien du gaz ne se serait jamais développé au détriment des exportations. 

Volontarisme tunisien pour un avenir au gaz naturel 

Le gouvernement tunisien envisage de faire passer la part du gaz naturel dans la balance énergétique nationale de 8% en 2006 à 24% en 2020. Plusieurs facteurs concourent à cette ambition. D’abord une croissance vigoureuse de la demande intérieure spécifique au gaz naturel (supérieure à 5 % en moyenne sur la période 2002-06) soutenue, dans les prochaines années, par les besoins du gaz naturel dans le secteur résidentiel, en retard, et dans l’industrie. Ensuite un meilleur accès à l’offre avec le développement du gisement off shore de Miskar dans le golfe de Gabes, détenu et exploité par British Gas, le renforcement en cours des apports algériens sur le gazoduc Transmed qui transite sur 370 kilomètres par la Tunisie pour relier l’Italie et sur lequel la Tunis prélève en nature entre 5,5 % et 7,5 % au titre de la redevance, et l’arrivée prochaine de deux milliards de mètre cubes de gaz libyen par un gazoducsud de 275 kilomètres. Enfin, et surtout, une impérieuse nécessité de baisser les coûts de la consommation énergétique du pays en réduisant le recourt aux produits pétroliers sur le marché national. La Tunisie est devenue, en effet, en 2000 un importateur net de pétrole et a subit les contre-coups financiers du triplement de son prix entre 2002 et 2006. 

M. Ben Arfa, directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), a présenté le 31 août 2006 un programme de substitution du fuel lourd par le gaz naturel dans la consommation intérieure à l’échéance 2009. La production d’électricité accapare déjà la part du lion (78 % en 2003) dans la répartition des quelques quatre milliards de mètre cubes de gaz naturel consommé en 2005. Cette option entamée au milieu des années quatre-vingts avec l’arrivée du gaz algérien, va être renforcée et toutes les nouvelles centrales électriques – la croissance de la demande d’énergie électrique a été de 6,6 % dans la période 2002-06 – seront alimentées en gaz naturel exclusivement ou en cycle combiné à une autre source d’énergie. 

Cependant, les grandes marges de progression du marché du gaz naturel en Tunisie se situent bien du côté du raccordement des industriels et des ménages au réseau de distribution par canalisation. Le taux de pénétration du gaz naturel dans les communes desservies en Tunisie – essentiellement la capitale et la bande côtière – était seulement de 31 % en 2004. La STEG a raccordé 110 000 clients au réseau du gaz naturel, entre 2001 et 2004, M. Ben Arfa, se propose de faire passer la moyenne annuelle de nouveaux clients raccordés à 70 000 sur la période 2007-09. 

Les avantages de coûts du recours au gaz naturel – à l’exclusion de la meilleure préservation de l’environnement comparé au fuel lourd – ont été considérés suffisamment importants par les autorités tunisiennes pour justifier un plan de raccordement prioritaire pour 30 activités industrielles fortement utilisatrices de combustible sur les 300 qui sont en cours de raccordement en 2006-07. 

Le réseau de la STEG de distribution du gaz naturel par canalisation ira dans les trois prochaines années plus au sud vers Gabes et Djerba et plus à l’intérieur vers Kasserine et Boumerdes. 

Le Maroc vient au gaz naturel à pas mesurés 

Le gaz naturel n’a fait son apparition dans le bilan énergétique du Maroc qu’en 2005 avec la montée en pleine production de la grande centrale électrique de Tahaddart qui consomme 500 millions de mètres cubes de gaz par an. C’est le recours au charbon qui a été privilégié par les autorités du pays au début des années quatre-vingts pour réduire la part du pétrole de 95 % à 60 % dans la consommation énergétique intérieure. Le grand retard accusé dans l’utilisation du gaz naturel tient à un problème géopolitique. Au moment des grands arbitrages de stratégie énergétique à la fin des années soixante-dix, le Maroc était en conflit ouvert avec l’Algérie qui aurait dû être sa source d’approvisionnement la plus avantageuse en gaz naturel. La normalisation entre les deux pays en 1988 a permis le passage du gazoduc Maghreb Méditerranée (GME) reliant l’Algérie à l’Espagne par le territoire marocain. Mais c’est seulement six ans après son entrée en service en 1996 que le Maroc s’est décidé à utiliser sa redevance de passage du GME en produit – et non plus en argent – en lançant en partenariat public-privé, les travaux de la centrale électrique à turbine à gaz de Tahaddart. 

Cela n’empêche pas le gouvernement marocain de fixer l’objectif d’élever la part du gaz naturel à 23 % des énergies primaires utilisées au Maroc à l’horizon 2020, un niveau voisin de la moyenne mondiale actuelle de part du gaz naturel dans la consommation énergétique. Une partie – près de 900 millions de mètres cubes – des cinq milliards de mètres cubes de gaz naturel correspondant alors à une telle évolution de son utilisation viendrait – au titre de la redevance – par le GME du champ Algérien de Hassi R’mel. Il est en effet projeté le renforcement de sa capacité de 8,5 milliards de mètres cubes actuellement à 12,5 milliards au prix de quelques nouveaux investissements. Cette projection laisse bien entendre que le Maroc a pris le pari de la confiance dans l’avenir de ses relations politiques avec son voisin de l’Est en dépit d’une « rechute » en 1994 qui a vu la frontière terrestre entre les deux pays se refermer et le rester à ce jour. Les cadres de Sonatrach aiment à relever que le gaz algérien est le seul produit qui traverse légalement la frontière terrestre entre les deux pays. 

Le développement du marché du gaz naturel correspond à un urgent besoin de réduire la facture d’importation énergétique du pays. Une étude évalue à 100 millions de dollars, l’économie obtenue à chaque fois que le Maroc utilise un milliard de mètre cubes de gaz naturel au lieu de son équivalent en pétrole ou en charbon, soit environ 6 % de la facture énergétique de 2004. Les économies les plus fortes seront obtenues dans le secteur de production d’électricité, mais aussi dans l’industrie (de 20 à 30 milliards de dirhams par milliard de mètres cubes de gaz utilisé), et dans la consommation résidentielle et du tertiaire pour laquelle la projection prévoit 1,8 milliard de mètres cubes par an à l’horizon 2020. Outre celle de Tahaddart fonctionnant entièrement au gaz, deux autres centrales électriques à cycles combinés sont projetées, l’une éolienne (90 % gaz naturel) et l’autre thermo-solaire. 

Le grand obstacle face au développement du marché gazier au Maroc demeure, outre le retard en infrastructures qu’il a pris durant 25 ans, la précarité de l’approvisionnement. Contrairement à l’Algérie exportatrice et à la Tunisie qui produit 30 % de ses besoins et bénéficie depuis longtemps du passage d’un gazoduc sur son territoire, le Maroc peine à diversifier ses sources d’approvisionnements afin de compléter les apports prélevés sur le GME. 

La construction d’un terminal de regazéification est projetée sur le littoral atlantique afin d’importer du GNL sur un marché mondial débarrassé des limites géographiques des livraisons, par canalisation. L’investissement est estimé à 650 millions de dollars en dehors de tout recours au budget de l’Etat. L’essor du gaz naturel au Maroc est d’abord un champ d’investissement qui attend de grandes manœuvres. 

L’improbable libéralisation de la distribution du gaz naturel 

Faire entrer des grands acteurs privés dans la production et la distribution de l’électricité et du gaz a été « la grande affaire » des réformes dans le secteur de l’énergie dans les trois pays du Maghreb central. Les investissements nécessaires pour accompagner la croissance de la demande énergétique intérieure – en particulier pour réaliser les plans gaziers – sont trop élevés pour les faire supporter seuls par les champions nationaux de l’électricité et du gaz (Sonelgaz, STEG, ONE). 

Les lois tunisiennes et marocaines ont libéralisé le secteur en même temps : la distribution énergétique en 1996, l’amont pétrolier et gazier en 2000. La loi algérienne qui introduit la concurrence dans la production et la distribution de l’électricité et du gaz est promulguée en février 2002. Les résultats de ces réformes sont contrastés à la distance des cinq-10 ans. Le monopole historique de la production d’électricité a pris fin avec la venue de grands opérateurs étrangers (Siemens, Endesa, SNC Lavalin, Ionics) pour construire et exploiter, dans les trois pays, de nouvelles centrales électriques, utilisant quasiment toutes du gaz naturel comme combustible principal. La distribution de cette électricité demeure toujours le monopole de fait de l’opérateur national historique. 

Par contre l’émergence n’est pas imminente d’un marché du gaz naturel dans le Maghreb sur le modèle de « la directive gaz » de l’UE qui organise le libre accès des opérateurs à la distribution du gaz naturel aux clients. Les raisons en sont différentes d’un pays à l’autre ; absence de réseau par canalisation (résidentiel, industrie) au Maroc, taille critique de marché non atteinte encore par le réseau en Tunisie. Le cas Algérien donne une indication sur l’évolution de la consommation du gaz naturel en « milieu d’affaires ouvert ». Toutes les conditions d’un marché attractif existent dans ce pays : approvisionnement assuré, 18 000 kilomètres de canalisations, deux millions de clients. L’article 61 de la loi de 2002 garantit l’accès des canalisations au tiers. Elle assure que la libération des ventes de gaz sur le marché domestique doit intervenir trois ans après sa promulgation. Cela n’est pas prêt d’arriver. Aucune manifestation d’intérêt n’a été enregistré auprès de du CREG. Un expert consultant auprès de Sonelgaz nous explique : « Le gaz naturel n’est pas un produit énergétique pour réaliser des plus values, il assure au contraire, par son bas prix intérieur, un avantageux substitutif aux produits pétroliers beaucoup mieux valorisés à l’exportation ». La question des prix intérieurs du gaz algérien a d’ailleurs été évoquée dans les négociations d’accession de l’Algérie à l’OMC. Mohamed Zâaf, chef négociateur algérien a dû réagir en 2005 face au grief d’une double tarification du gaz naturel – l’une pour le marché domestique l’autre pour l’extérieur – contraire au principe de la liberté du commerce : « nous ne subventionnons pas les prix du gaz à l’intérieur. Les contrats d’exportation sont librement négociés par Sonatrach. Le gaz naturel est un avantage comparatif pour l’économie algérienne et il n’est pas question d’en aligner le prix intérieur sur le niveau mondial ». Le développement du réseau du gaz naturel et de son utilisation paraît ne pas faire bon ménage avec la liberté des prix et la concurrence des opérateurs distributeurs. Les tunisiens semblent en avoir conscience qui ont maintenu le monopole de la STEG sur la distribution du gaz par canalisation. 

Des solutions à l’échelle du Maghreb 

Les solutions pour le développement du gaz naturel dans leMaghreb se trouve manifestement dans le… Maghreb. L’avantage « prix du gaz naturel » est essentiel à son expansion face aux sources énergétiques concurrentielles. Pour la Tunisie et le Maroc cela suppose une politique d’intégration régionale de la filière gaz. Les solutions strictement marchandes sont trop coûteuses et ont du mal à entraîner des investisseurs privés comme le montre le projet de construction d’un terminal GNL au Maroc. Un contexte politique constructif verrait se développer des investissements croisés entre les entreprises du secteur énergétique des trois pays – l’Algérien Naftal (distributeur) a tenté de mettre un pied en Tunisie) – les uns apportant produit et savoir-faire, les autres marché et management de projets. Le passage des deux gazoducs, le Transmed par la Tunisie, et le GME par le Maroc, n’a pas encore était utilisé par ces deux pays pour acheter du gaz naturel algérien, mais seulement pour en prélever au titre de la redevance. La livraison dans les prochaines années de deux autres gazoducs reliant directement l’Algérie à l’Espagne et à l’Italie et la montée en puissance de nouveaux gisements gazier algérien (In Salah notamment) assure une nouvelle offre de gaz disponible pour des contrats de livraison de longues durées avec les pays de transit sur le Transmed et le GME. Le Maroc envisage de devenir client gaz de l’Algérie dans l’ae proche avenir. Mais tout comme pour la Tunisie avec le gaz libyen en plus, il est possible d’aller plus loin pour faire du gaz naturel une solution face à la demande énergétique. Sur les cinq milliards de mètres cubes de gaz naturel que souhaite consommer le Maroc à l’horizon 2020, 3,3 milliards sont prévus pour la production d’électricité. De nouvelles interconnexion électriques du Maroc avec l’Algérie sont une réponse plus économique, l’électricité ainsi récupérée étant produite par le gaz naturel que le Maroc projette d’importer. Le même procédé est plus développé entre l’Algérie et la Tunisie qui partagent cinq interconnexions électriques et envisage d’en élever les flux. Les électriciens tunisiens et marocains pouvant investir dans l’amont algérien (partenariat dans des centrales électriques à gaz) pour mieux contrôler leur approvisionnement. Tout cela suppose une autre orientation politique que celle actuelle de l’UMA paralysée par les divergences entre Alger et Rabat.