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Co-édition avec Estudios de Política Exterior
La politique espagnole vis-à-vis de la Méditerranée
Le PP se plaît dans la continuité. Le défi, maintenant, est de faire face à une région politiquement plus plurielle et instable, où l’influence européenne a diminué.
Eduard Soler i Lecha
En cinq ans, la Méditerranée a vécu des changements d’une énorme transcendance. En 2008, la crise économique ne montrer que le bout du nez, les régimes autoritaires des pays arabes semblaient solidement installés au pouvoir, le conflit arabo-israélien centrait tous les regards et il semblait que la nouvelle Union pour la Méditerranée (UpM) allait révolutionner les relations euroméditerranéennes. Il y a eu aussi des changements de leaders politiques. François Hollande a remplacé Nicolas Sarkozy à la tête de la France. En Italie, Silvio Berlusconi a été substitué par un gouvernement de technocrates. En Grèce, le PASOK s’est effondré. En Espagne, le Partido Popular (PP) a remporté les élections en 2011. De l’autre côté de la Méditerranée, les protestations populaires ont renversé Zine el Abidine Ben Ali, Mouammar Kadhafi et Hosni Moubarak, et Bachar al Assad est sur la corde raide. Face à une nouvelle Méditerranée et avec un nouveau gouvernement, on peut se demander si, en Espagne, cela s’est traduit par un tournant dans sa politique méditerranéenne.
Une continuité inattendue
La politique étrangère, et par là même la politique vis-à-vis des pays arabes et de la Méditerranée, est considérée comme une politique d’État et, donc, les changements de gouvernement devraient avoir un impact réduit. Cependant, la victoire du Partido Popular lors des élections de novembre 2011, a été perçue comme un facteur qui pouvait introduire des changements substantiels dans des questions qui avaient auparavant fait objet de discussions partisanes, telles la position de l’Espagne sur le conflit arabo-israélien et plus particulièrement les relations avec le Maroc et la question du Sahara.
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