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Co-édition avec Estudios de Política Exterior
L’agenda économique islamiste : un test dur mais réel
Les islamistes ne veulent pas de changementradical;ils pensent qu’ils seront capables de mieux gérer l’économie en cherchant des politiques de bonne gouvernance
Ibrahim Saif
Le Printemps, le Réveil ou le Soulèvement arabe, peu importe comment on l’appelle, était rempli d’espoirs et de promesses. D’espoirs parce quelques pays sont déjà en train de s’éloigner du passé en espérant ne pas revenir aux régimes totalitaires. Des promesses faites par les nouveaux acteurs politiques émergents que la justice sociale sera au cœur de leurs programmes et qu’ils lutteront contre la corruption, qu’ils favoriseront un État de droit et augmenteront la participation aux processus de décisions. Pour la première fois, les citoyens pourront se faire entendre. Et, donc, qui mérite le plus cette voix que les groupes qui ont travaillé dans l’ombre pour promouvoir ces bonnes valeurs ?
Comme tels, les groupes islamistes se sont préparés pour remporter le vote de confiance dans des élections justes. Ils ont travaillé sur le terrain, en construisant des réseaux sociaux, comme s’ils savaient que leur moment était sur le point d’arriver. Il va sans dire que l’échec du régime « laïque » pour créer une société prospère et l’ « état défaillant » dans beaucoup d’aspects ont favorisé le succès de la philanthropie islamique comme une alternative plus viable pour changer les choses et améliorer les conditions de vie des citoyens.
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