Géopolitique des mineraux critiques
L’hyper-concurrence géopolitique et géoéconomique entre les États-Unis et la Chine a dominé la politique de puissance mondiale depuis le premier mandat de Donald Trump et tout au long de celui de Joe Biden. Cette compétition s’est encore intensifiée après le retour du président Trump à la Maison Blanche en janvier 2025. Dès le premier jour, les guerres tarifaires ont commencé, frappant tout aussi bien les alliés et les partenaires que les concurrents des États-Unis. Washington s’est immédiatement retiré de l’Accord de Paris et a « évacué » les termes faisant référence au climat ou à l’environnement du discours et de la planification des politiques publiques. En outre, l’administration s’est empressée de geler le financement de la loi sur la réduction de l’inflation (IRA) que Biden avait rédigée en faisant du climat son « principe organisateur ». En contrepartie, Trump a proclamé une
« urgence énergétique » pour justifier davantage d’investissements dans les combustibles fossiles et l’augmentation de la production d’énergie nucléaire pour alimenter l’intelligence artificielle (IA). Il est important de noter que la nouvelle administration a abandonné l’écologisation de l’économie nord-américaine en tant que plan industriel phare des États-Unis. Au lieu de cela, elle privilégie exclusivement la course au contrôle de l’empire technologique grâce à l’IA et la quatrième révolution industrielle, en offrant tout le soutien matériel et politique nécessaire pour maintenir la supériorité technologique des États-Unis sur la Chine et le reste du monde.
Parallèlement à la rhétorique de « l’Amérique d’abord », qui met directement au défi les rivaux et les alliés de s’aligner derrière les États-Unis sous peine de perdre l’accès à leur marché et la protection du parapluie de sécurité de Washington, les minéraux critiques sont désormais au cœur du contentieux mondial en tant qu’intrants indispensables aux sismiques changements économiques mondiaux. Les préoccupations environnementales, sociales et de gouvernance, ainsi que l’intention d’opérer une transition écologique et technologique plus inclusive et équitable pour le monde en développement, ont disparu de la politique de Washington. Au lieu de cela, l’accès aux ressources minérales critiques est devenu ouvertement transactionnel, lié aux discussions sur l’achat ou l’acquisition du Groenland, et le sujet d’accords miniers prédateurs tels que celui proposé à Kiev pour que les États-Unis négocient une quelconque sorte d’accord de paix pour mettre fin à la guerre de la Russie contre l’Ukraine.
La nouvelle position de Washington préoccupe les pays en développement, où se trouvent de nombreux minéraux critiques, dont les gouvernements cherchent des moyens de protéger leurs intérêts et de faire croître leurs économies. Certains, comme le président assiégé de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, se sont déclarés prêts à offrir à Washington l’accès à des minéraux importants tels que le cobalt, le cuivre et le lithium, le contrôle opérationnel d’un port en eau profonde comme plaque tournante des exportations et la création d’une réserve commune de minéraux stratégiques en échange de l’aide des États-Unis pour vaincre les forces rebelles du M23, qui menacent son régime. En outre, l’accès ininterrompu aux chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, de la mine au marché, étant si convoité, ces pays suscitent désormais un vif intérêt de la part des grands fonds souverains, en particulier ceux des pays du Golfe tels que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU) et le Qatar. Ces pays cherchent à développer des ressources minérales économiquement viables sur leur sol, tout en acquérant activement des participations dans le secteur minier mondial et en investissant dans le raffinage et la production de diverses applications dans leurs juridictions. Ils investissent également fortement dans l’acquisition et le développement de technologies d’IA souveraines.

Derrière la ruée explosive sur les ressources minérales critiques se cache le constat par Washington que la Chine a réussi rapidement et avec détermination dans l’innovation, la conception et la production abordable de technologies de décarbonisation et d’IA, un résultat impensable pour ses concurrents il y a seulement quelques années. La ruée vers les mineraux, pour aider à briser l’écosystème industriel dominant de la Chine qui comprend d’importantes chaînes d’approvisionnement mondiales, menace maintenant de « refonder » certaines parties du monde en développement en une simple géographie de l’extraction, rappelant les pratiques coloniales qui étaient considérées comme faisant partie du passé. De plus, les efforts ambitieux de diversification économique déployés par les États du Golfe pour se doter de capacités importantes le long des chaînes d’approvisionnement de ces technologies soulèvent d’importantes questions quant à la manière dont ils affecteront les rivalités géoéconomiques et géopolitiques entre les États-Unis et la Chine.
Pour comprendre comment les comportements erratiques, les tendances autocratiques et les rivalités géoéconomiques affecteront les changements économiques radicaux de la décarbonisation et de la numérisation à l’ère de la crise climatique, il efautrevenir sur ce qui a fait de ces transitions industrielles une condition sine qua non de l’économie mondiale du XXIème siècle.
L’ACCORD DE PARIS ET LA QUATRIÈME RÉVOLUTION INDUSTRIELLE
Suite à l’accord de Paris de 2015 et à la pandémie de Covid-19 qui a paralysé l’économie mondiale, les nations du monde entier ont convenu que la décarbonisation et la numérisation seraient les domaines d’intervention prioritaires de l’industrie dans les décennies à venir. La décarbonisation, en particulier l’électrification des transports et le déploiement des énergies renouvelables, ont été considérés comme des réponses industrielles à la crise climatique afin d’éviter que les températures n’augmentent de plus de 2 ºC. La numérisation a également été discutée dans le contexte de la dématérialisation de l’économie mondiale, qui compléterait d’autres efforts en matière de climat, renforcerait les liens d’interdépendance et d’interconnectivité au niveau mondial et stimulerait l’efficacité de la production tout en maintenant une croissance économique élevée.
Ces deux changements radicaux ont rendu nécessaire l’utilisation d’un grand nombre de minéraux critiques, notamment les terres rares, le lithium, le cobalt, mais aussi le germanium, le cuivre, le nickel et le manganèse. Les principales économies ont établi des listes de minéraux critiques qui sont régulièrement mises à jour. Les concurrents industriels de la Chine, qui espéraient reprendre la main dans cette transition économique à venir, ont vite compris que Pékin dominait les principales chaînes d’approvisionnement, de la mine au marché. En outre, la Chine a brisé le code de l’augmentation de la production de véhicules électriques et d’énergies renouvelables abordables, laissant les États-Unis, l’Europe et d’autres économies industrielles à la traîne. Ce bouleversement a conduit à l’adoption de « Chips Acts » dans certaines juridictions, au Partenariat pour la sécurité des minéraux critiques et aux efforts des États-Unis pour dissocier les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques de la Chine par une délocalisation de proximité, une délocalisation amicale, une délocalisation interne et le développement d’une résilience basée sur la diversification.
Le climat n’est plus important, mais la
domination de l’empire technologique par
les États-Unis est devenue une priorité et,
par conséquent, la course à la sécurisation
des chaînes d’approvisionnement en
minéraux critiques
Ces dernières années, les minéraux critiques ont donc constitué une préoccupation majeure pour les économies industrielles, et la liste s’est régulièrement allongée en conséquence. Dans un revirement à 180 degrés, les concurrents de la Chine – qui considéraient la politique industrielle comme un anathème – ont abandonné leur soutien à l’OMC et à la mondialisation en faveur de subventions et de plans visant à construire leurs propres marchés intérieurs et à freiner la capacité de la Chine à dominer ces industries prometteuses. Selon un rapport du FMI datant de 2024, l’élaboration de politiques industrielles, qui était tombée en désuétude dans les pays développés, a fait place à plus de 2 500 interventions de politique industrielle dans le monde pour la seule année 2023. Les deux tiers de ces interventions ont dénaturé les échanges et étaient discriminatoires à l’égard des intérêts commerciaux étrangers. Les économies avancées ont ouvertement déclaré que des interventions ciblées étaient désormais justifiées pour rendre les producteurs nationaux plus compétitifs et pour promouvoir la croissance dans certaines industries. Les secteurs les plus actifs étaient les produits à double usage militaire et civil et les technologies de pointe, y compris les semi-conducteurs et les technologies à faible émission de carbone, ainsi que leurs composants, tels que les minéraux critiques. Au lieu d’une mondialisation ouverte, un nouveau monde de « clubs » et de « barrières » est apparu.
Finalement, le tapage autour des minéraux critiques a atteint de tels sommets qu’en avril 2024, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a annoncé le lancement d’un nouveau groupe d’experts sur les matériaux critiques pour la transition énergétique qui traiterait des questions liées à l’équité, la transparence, l’investissement, la durabilité et les droits de l’Homme. Antonio Guterres a déclaré que « pour les pays en développement, les minéraux critiques représentent une opportunité cruciale : créent des emplois, diversifient les économies et augmentent considérablement les revenus. Mais seulement s’ils sont correctement gérés. La course vers des émissions nettes nulles ne peut pas piétiner les pauvres. La révolution des énergies renouvelables est en marche, mais nous devons l’orienter vers la justice ». Afin de garantir une participation mondiale, le groupe d’experts était composé de 23 pays, dont l’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA), mais aussi les États-Unis et la Chine, ainsi qu’un large éventail d’organisations non-gouvernementales. Il s’agissait d’une tentative de réponse à la frénésie extractive qui menaçait de réduire le monde en développement à un simple espace d’extraction sans valeur ajoutée ni bénéfice pour ses économies, ses infrastructures et sa production de connaissances. Au-delà de ce groupe, d’autres groupes des Nations unies ont également travaillé sur les minéraux critiques, notamment l’Initiative pour une assurance minière responsable (IRMA 2024) pour aider à préserver l’écologie, en particulier à la lumière de la concurrence pour les minéraux et du nationalisme en matière de ressources.
De plus, en partie pour freiner l’avantage de la Chine en matière de prix, tout au long de la chaîne d’approvisionnement, les principaux acteurs de l’industrie – sous la houlette de l’UE en tant que principale puissance de régulation et organisme normatif – ont élaboré ce que l’on appelle les normes ESG, conçues pour répondre aux implications sociales, de gouvernance et environnementales de ce qui est en train de devenir un modèle de taux d’extraction frénétiques. La mise en œuvre de ces normes obligerait les gouvernements, les entreprises, les agents financiers et la société civile à gérer un ensemble complexe et changeant d’opportunités et de défis économiques, environnementaux, sociaux et culturels. Dans le cadre de ces efforts, l’UE a été à l’avant-garde de l’élaboration de cadres ESG, exigeant des obligations de divulgation, de diligence requise et de classification qui adhèrent à ses normes.
Alors même que l’inquiétude grandissait parmi les concurrents de la Chine, la communauté internationale continuait à maintenir l’urgence climatique comme logique de ces transitions rapides. Aujourd’hui, cependant, les choses ont pris une tournure radicale et inquiétante. Le retour de Trump a introduit un ton plus agressif et transactionnel dans les cadres du commerce, des minéraux critiques et de la sécurité. Le climat n’est plus important, mais la domination de l’empire technologique par les États-Unis est devenue la priorité numéro un et, par conséquent, la course à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques au nom de l’IA et des industries de défense.
Les droits de douane imposés par les États-Unis aussi bien aux alliés et aux partenaires de confiance qu’aux rivaux ont remis en question les accords commerciaux et les chaînes d’approvisionnement. Les principaux acteurs industriels prennent des mesures de représailles contre les politiques de Washington et cherchent des moyens de collaborer les uns avec les autres pour réagir plus efficacement. D’autre part, les affirmations répétées de Washington selon lesquelles les États-Unis devraient assurer la sécurité de gisements minéraux critiques dans des juridictions jusqu’ici inexploitées (le Groenland et l’Ukraine, par exemple) sont alarmantes, mais aussi trompeuses, car bon nombre de ces gisements « présumés »
n’ont pas dépassé le stade de la prospection. La découverte d’un gisement minéral, sa cartographie, l’examen de la teneur en mineraux et l’évaluation de sa viabilité économique en vue de son extraction est un processus long et financièrement coûteux. Il nécessite des années de planification pour mettre en place le financement et, bien sûr, un contexte politique stable pour attirer les investissements. Plus important encore, il faut plus d’une décennie pour qu’une nouvelle mine soit mise en service.
LE RÔLE DU SUD GLOBAL DANS LA COURSE AUX MINÉRAUX CRITIQUES
L’approche actuelle de main forte de Washington pour sécuriser les minéraux critiques, qui a dégénéré en une quête moderne de la toison d’or, pourrait se retourner contre eux, car les pays en développement pourraient ne pas s’aligner. Ni les riches gisements du monde en développement, ni les investissements du Golfe dans ces chaînes d’approvisionnement ne profiteront nécessairement aux seuls États-Unis par rapport aux autres grandes puissances industrielles. La Chine et l’UE maintiennent une forte présence dans le Sud global. En particulier, la Chine investit depuis des décennies dans l’économie réelle de ces pays et les associe à son initiative des Nouvelles routes de la soie (BRI).
L’Europe a également maintenu des partenariats avec le monde en développement, elle a lancé l’initiative Global Gateway et développe sa diplomatie en matière de minéraux critiques. De fait, l’UE pourrait contribuer à l’élaboration d’une réponse multilatérale coordonnée à la course aux minéraux critiques, afin de garantir que le nationalisme des ressources et les pratiques prédatrices ne constituent pas le cadre dans lequel ces ressources sont obtenues. Un tel résultat serait le bienvenu et il existe un certain nombre d’organisations internationales sous les auspices desquelles un tel pacte pourrait être conclu (IRENA, ONU, AIE), cherchant ainsi à limiter l’impact des rivalités géopolitiques.
En Afrique, les nations prennent note de l’intérêt des États-Unis pour leurs minéraux, mais précisent que l’accès à ces derniers implique que la priorité doit également être donnée au continent et à sa population. En outre, l’Union africaine a développé une Stratégie sur les ressources minérales pour une transition juste et un avenir décarboné dans laquelle elle déclare son intention de voir « l’Afrique profiter des chaînes de valeur des minéraux verts pour une industrialisation et une électrification équitables basées sur les ressources, en créant des technologies vertes et un développement durable qui améliorent la qualité de vie de ses populations ».
Les États du Golfe, pour leur part, tout en maintenant des liens politiques et sécuritaires avec les États-Unis, sont également devenus des puissances régionales qui ont reconnecté le Golfe avec l’Afrique de l’Est et l’océan Indien. De plus, ils ont développé des liens économiques et commerciaux avec la Chine dans les domaines des combustibles fossiles, de l’électrification des transports, du développement de I’IA, des produits pharmaceutiques, de la production alimentaire, du tourisme et d’autres industries dans le cadre de la BRI.
D’autre part, le Golfe, étant la sous-région la plus urbanisée du monde, est devenu un consommateur croissant de ses réserves de combustibles fossiles, ce qui pèse sur ses exportations. C’est l’une des raisons pour lesquelles les pays du Golfe cherchent activement à rendre leurs économies plus vertes. À elle seule, l’Arabie saoudite se classe au neuvième rang mondial pour la consommation d’essence et au quatrième rang pour la consommation de gaz par habitant. On s’attend à ce que les ventes de voitures augmentent, ce qui va inciter le Royaume à investir, par l’intermédiaire de son fonds souverain (SWF) et son fonds d’investissement public (PIF), dans la production locale de voitures électriques et de voitures au lithium. Dans le même ordre d’idées, l’objectif déclaré des EAU est d’atteindre une proportion de 50 % de véhicules électriques dans les ventes totales de voitures d’ici 2050, ce qui contribuerait à une réduction de 40 % de la consommation d’énergie du secteur. Les constructeurs chinois de véhicules électriques ont ciblé ce marché et ont pris la tête des ventes, en proposant des modèles dotés d’une technologie de pointe, de prix compétitifs et d’une autonomie impressionnante.
Compte tenu de leur ferme volonté d’électrifier les transports tout en excellant dans l’innovation, les États du Golfe ont tiré parti de leur position pour investir dans les minéraux critiques et l’IA, en collaborant aussi bien avec les États-Unis qu’avec la Chine, ainsi qu’avec d’autres partenaires. La stratégie d’investissement de leurs fonds souverains est motivée par un taux de rendement élevé et l’acquisition d’industries d’avenir liées à l’innovation et à la décarbonisation. Certains de leurs investissements ont été stratégiquement définis comme des efforts visant à réduire la dépendance minérale de la Chine, tandis que d’autres sont des participations dans des sociétés minières mondiales qui font des affaires avec la Chine et les États-Unis. En 2023, l’Arabie saoudite, par exemple, a réalisé un investissement majeur dans la société minière brésilienne Vale, un fournisseur de minerai de fer qui exploite des mines de nickel et de cuivre dans plusieurs pays. Le principal client de Vale est la Chine. Les États du Golfe se positionnent comme des médiateurs, des facilitateurs et des intermédiaires qui s’efforcent de produire les meilleurs avantages pour leurs propres nations. En ce sens, plusieurs États du Golfe ont rejoint les BRICS+, l’I2U2, l’IMEC, la BRI et d’autres organisations.
CONCLUSIONS
La course aux minéraux critiques devrait s’intensifier à mesure que la décarbonisation et la numérisation de l’économie mondiale se poursuivent. La Chine dominera les chaînes d’approvisionnement mondiales, tandis que ses concurrents continueront de relocaliser, de délocaliser et de renforcer leur résilience pour être compétitifs. Sous l’administration Trump, les guerres commerciales et le ton transactionnel dans la construction de chaînes d’approvisionnement alternatives s’intensifieront. L’impact que cela aura sur le monde en développement n’est pas clair. Les pays en développement riches en mineraux chercheront des moyens de mieux utiliser leurs ressources pour obtenir un avantage économique global et conserver un levier d’action dans les négociations. La quantité de ressources nécessaires aura un impact négatif sur la santé des écosystèmes et des sociétés, en particulier si les normes ESG sont sacrifiées. Le climat géopolitique conflictuel mettra à l’épreuve leur résistance, étant donné le coût élevé d’un engagement dans la compétition entre superpuissances. Par conséquent, les États du Golfe conserveront leur autonomie et leur capacité d’action en collaborant aussi bien avec les États-Unis qu’avec la Chine. Il s’agit d’acteurs régionaux importants dont l’influence s’est accrue en raison de leur richesse, mais s’est approfondie grâce à leurs politiques stratégiques. En fin de compte, le fait que la décarbonisation et la quatrième révolution industrielle deviennent une lutte sera préjudiciable pour tous : pour les intrants, les chaînes d’approvisionnement « géopolitiquement conçues », la création de barrières technologiques et de connaissances, davantage d’exclusions et d’inégalités qui engendrent des solutions sécuritaires aux défis mondiaux.