afkar/idées
Co-édition avec Estudios de Política Exterior
La lutte pour la survie des non islamistes
Pour s’imposer dans le monde islamique, les inspirations libérales et marxistes du camp non islamiste doivent s’inscrire dans un contexte adapté aux conditions nationales.
Bahgat Korany y Karim Hamdy
Bien que le panorama idéologique dans le contexte postérieur au Printemps arabe ne cesse d’évoluer dans la région, il reste dominé par la polarisation entre les forces politiques islamistes et les non islamistes. Bien qu’à des niveaux différents, c’est le sort qui a été réservé au monde arabe depuis la Seconde Guerre mondiale, avec l’apparition au début des années cinquante du parti panarabe baasiste – s’inspirant originellement du mouvement de libération arabe contre les Ottomans – et le parti nassériste. La guerre froide arabe qui s’est déroulée pendant cette période, reflète l’opposition entre ceux appuyant le rôle de la charia (dirigés par l’Arabie saoudite) et ceux soutenant les valeurs nationalistes et l’importance de la politique plutôt que la religion (nassérisme/socialisme arabe baasiste).
Comme toute opposition bipolaire, l’identification islamiste/non islamiste est excessivement simplifiée car aucun camp – actuel ou ancien – ne constitue un groupe monolithique et serait plutôt un « groupe de groupes ». Dans le « camp réactionnaire » des monarchies arabes des années cinquante et soixante, il existait des querelles familiales historiques comme celles entre l’Arabie saoudite et de Jordanie. De même, le « camp progressiste » était divisé entre les nasséristes et les baasistes qui – bien que socialistes – incarcéraient les communistes.
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