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Co-édition avec Estudios de Política Exterior
Les courants laïcs, entre le pouvoir et l’opposition
La révolution ne prend pas sa source de l’islamisme modéré mais du succès du mouvement d’opposition social, intellectuel et laïc, malgré les restrictions du gouvernement.
Gennaro Gervasio
Les « révolutions arabes », aussi connues en Occident sous le nom de Printemps arabe, qui ont débuté à la fin 2010, ont conduit les courants politiques laïcs ou du moins non islamiques, dont le rôle s’est longtemps vu assombri et a même été complètement ignoré par des journalistes, des analystes et des experts en tout genre, au centre de l’attention des médias et de l’opinion publique internationale.
Cet article entend retracer les traits essentiels de l’évolution de ces courants, en tenant compte des différences internes et, surtout, de leur relation avec le pouvoir, avec la contrepartie islamique et avec de possibles trajectoires à venir. Pour des raisons d’espace et du fait de l’importance du pays, cette analyse est centrée sur le cas de l’Égypte.
Reconstruire l’histoire du courant laïc, en tant que pensée ou en tant que praxis politique, semble aujourd’hui plus que jamais nécessaire pour réfuter un vieux mythe, en vogue actuellement, selon lequel l’islam politique représente la seule véritable opposition dans le monde arabe. Ce mythe s’explique, d’un côté par sa popularité et, de l’autre, par la supposée incapacité des mouvements laïcs à offrir une alternative valide aux régimes au pouvoir.
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