afkar/idées
Co-édition avec Estudios de Política Exterior
Mouvement syndical arabe : les cas de la Tunisie et de l’Egypte
Avant les révoltes, les gouvernements employaient des stratégies pour empêcher les travailleurs de choisir librement leurs représentants. La situation n’a toujours pas changé
Alejandra Ortega
Dans les mois qui ont précedé le début des révolutions dans les différents pays arabes et pendant la seconde moitié de 2010, la situation politique dans la région était encore dominée par la paralysie des divers processus de paix, par des crises gouvernementales dans plusieurs pays et, en général par de fréquents attentats à la liberté d’expression et de réunion.
Par ailleurs, les taux de croissance dans tous les pays de la région s’écroulaient : la demande d’emploi augmentait, surtout chez les jeunes, les salaires stagnaient accompagnés de taux d’inflation élevés, le niveau de vie se détériorait dans les grands secteurs et l’on pouvait constater le faible impact des politiques de protection sociale et une nette croissance de l’économie souterraine.
Dans ce contexte fragile et pour ce qui est du syndicalisme, trois pays du Golfe continuaient à interdire les droits syndicaux (Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar), tandis qu’au Moyen-Orient – en Jordanie, au Liban et en Palestine – on compliquait l’exercice de ces droits dans le secteur privé. En Égypte et dans les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les droits syndicaux, les gouvernements employaient différentes stratégies pour empêcher les travailleurs de choisir librement leurs représentants et les droits syndicaux étaient refusés à près de 22 millions de travailleurs migrants, dans toute la région.
Téléchargez pour lire l’article.