Alep et Damas, cibles prioritaires du régime syrien

13 juillet 2016 | In the Media
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Le soutien de l’Iran et en particulier de la Russie ces derniers mois a été essentiel pour que le régime d’al-Assad regagne le terrain perdu en Syrie et puisse se concentrer sur la reprise du contrôle non seulement de Damas, mais aussi de l’un des bastions rebelles, Alep. La récupération de cette ville signifierait une victoire très importante pour le gouvernement pour affaiblir les forces rebelles.

C’est ce qu’a expliqué Lurdes Vidal, directrice du département Monde arabe et Méditerranée à l’IEMed, dans une interview ce matin sur l’émission El Matí sur Ràdio 4, où elle a fait le point sur le conflit actuel en Syrie. Pour Vidal, cependant, la victoire militaire ne viendra pas et la guerre ne se terminera pas de sitôt car les acteurs impliqués (puissances internes, régionales et internationales) ne sont pas disposés à abandonner quoi que ce soit et donc la solution diplomatique n’est pas envisageable. Elle a souligné que ceux qui continuent à payer les conséquences de ce manque de volonté de mettre fin à la guerre sont les Syriens eux-mêmes, qui ont mis en évidence la résilience et leur capacité à se mobiliser et à protester malgré plus de cinq ans qui se sont écoulés depuis que les révoltes pacifiques ont abouti à un conflit militaire.

Vidal a expliqué que la lutte contre Daech (État islamique) a fini par être une cause commune et en retour a permis une certaine réhabilitation internationale du régime d’al-Assad. Bien que – a-t-elle dit – les tactiques de guerre qu’il a utilisées le privent de toute légitimité pour l’avenir du pays.