Une enquête montre la mauvaise gestion des migrations et des réfugiés en Europe

15 mars 2017 | Corporate news
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Les conflits en Libye et en Syrie et leur impact régional l’année dernière ont conduit à la pire crise de réfugiés de l’histoire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’enquête Euromed, menée par l’IEMed en 2016, a demandé à des experts et des acteurs d’évaluer comment l’UE a réagi aux mouvements de réfugiés et d’immigrants en Méditerranée et ce qu’il conviendrait de faire.

Si le plus grand impact de l’arrivée de réfugiés et d’immigrants est surtout porté par les pays méditerranéens (notamment le Liban, la Jordanie ou la Turquie), l’enquête montre que l’Europe n’a pas été à la hauteur. La plupart des personnes interrogées qualifient la gestion de l’arrivée des réfugiés depuis 2014 de «négative ou très négative», bien qu’elles blâment principalement les décisions unilatérales prises par les États plutôt que par les institutions européennes.

En ce sens, les répondants considèrent que les mesures restrictives prises par les pays de transit dans l’UE reposent principalement sur des calculs politiques et électoraux et la crainte d’un «effet d’entraînement».

En outre, 71% évaluent négativement le recours à la réintroduction des contrôles dans l’espace Schengen ou à l’externalisation des frontières, notamment l’accord entre l’UE et la Turquie, qui sont en contradiction avec les obligations de l’UE envers les réfugiés.

Ce sont quelques-uns des principaux résultats de l’enquête Euromed d’experts et d’acteurs menée par l’IEMed en 2016 et qui sera publiée dans son intégralité prochainement. Plus de 800 répondants y ont répondu, y compris des représentants des gouvernements et des institutions régionales, des organisations de la société civile, des universités et des groupes de réflexion de la région euro-méditerranéenne.