La Turquie, cible de l’État islamique

4 juin 2016 | In the Media
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L’attaque de l’aéroport international Atatürk d’Istanbul le 28 juin met en évidence que la Turquie est une cible claire pour l’État islamique, après plusieurs attaques depuis 2015.

Pour Javier Albarracín, directeur du département de développement socio-économique de l’IEMed, l’attaque – qui a tué 45 personnes – aura des effets négatifs sur le tourisme mais le pays ne souffrira pas beaucoup compte tenu de la grande diversification et de l’internationalisation de l’économie. En fait, il a souligné qu’au sein de l’OCDE, la Turquie est le pays qui connaîtra le plus de croissance.

Dans une interview avec El Matí sur Radio 4 (RNE), l’analyste a évoqué la situation politique interne compliquée du pays, qui pourrait conduire à de nouvelles élections, et la menace posée à la fois par le conflit en Syrie voisine et par l’État islamique. À cet égard, il a rappelé qu’au début, le président turc Recep Tayyip Erdogan voulait renverser le régime d’Al Assad en Syrie au point qu’il n’était pas belligérant contre l’État islamique, ce qui a endommagé les relations de la Turquie avec la Russie et l’Union européenne.

Avec l’Europe, les positions ont de nouveau été abordées en raison de l’accord sur les réfugiés avec l’UE mais Albarracín considère que ni Erdogan ni son parti n’ont parmi leurs priorités une éventuelle adhésion à l’UE. En fait, « dans un geste très populiste », Erdogan a osé annoncer qu’il pourrait convoquer un référendum pour voir si les Turcs estiment qu’ils devraient continuer à se présenter.