Immigration vers l’UE et sur le marché du travail
26 janvier 2015 | In the Media
La possibilité offerte au gouvernement allemand de refuser des prestations sociales aux résidents de l’UE au chômage et la création éventuelle d’une force européenne de police des frontières montrent clairement que l’Europe gère toujours la migration à court terme.
C’est l’avis de Xavier Aragall, expert en migration à l’IEMed, qui dans un article du journal ARA souligne que ces mesures « rendent difficile l’accès des immigrés aux prestations sociales et bouclent l’accès à l’UE ».
Au contraire, une vision plus stratégique et à long terme devrait prendre en compte le fait qu ‘ »en Europe, le déclin de la population en âge de travailler a déjà commencé (de 15 à 64 ans) et les projections indiquent qu’il y aura un déficit de millions des personnes de cette tranche d’âge », estime-t-il donc que les États devront légiférer pour s’adapter à une situation marquée par les besoins de main-d’œuvre qualifiée, les poches de chômage et l’irrégularité des communautés immigrées et la nécessité de conclure des accords avec les pays migrants voisins.