Femmes arabes et révoltes

11 décembre 2012. À partir de 19:30 | Workshop | IEMed, Barcelona

La situation des femmes après les révolutions du printemps arabe et la lutte pour la reconnaissance de leurs droits dans les transitions démocratiques sont au centre du débat «Femmes arabes et révoltes», organisé par l’IEMed et l’Institut Catalan International pour la Paix (ICIP).

Cette table ronde est animée par Ferran Izquierdo, qui souligne l’importance du rôle des femmes dans la révolution, notamment après la chute des régimes en Tunisie, en Égypte et au Yémen, et comment elles se positionnent face à des changements politiques majeurs.
Mouna Abid évoque le cas de la Tunisie, qui explique les difficultés que rencontrent les femmes dans cette phase pré-constitutionnelle alors qu’elles constituent 25% de la Haute Cour pour les réformes politiques et qu’il y a 49 femmes à l’Assemblée. Général de la campagne. L’égalité des sexes et l’égalité des chances continuent d’être en jeu et sont l’un des points clés du grand débat autour de la nouvelle Constitution, qui, dans le projet, parlait de complémentarité et non d’égalité.
Sahar Talaat souligne l’importante participation des femmes à la révolution, non seulement dans les réseaux sociaux, mais aussi dans le processus électoral, dans la vie sociopolitique et judiciaire du pays. Les femmes, pour Talaat, sont politiquement mieux préparées qu’avant et plus éduquées. Il existe même des organisations / associations qui s’efforcent de rendre plus visibles les femmes marginalisées.
La situation au Yémen, un pays très conservateur où la plupart des femmes portent le niqab, est abordée par la chercheuse Ewa Strzelecka, qui explique comment les femmes ont rompu le silence et sont descendues dans la rue, enfreignant également les normes sociales, s’exprimant en public et se manifestant, malgré les menaces par les islamistes radicaux aux femmes et aux jeunes. Selon elle, il y a une lutte pour la représentation féminine dans toutes les institutions et cette question, qui devait être approuvée par une part de 20% dans le gouvernement d’unité nationale, a été rejetée à la dernière minute avec l’argument de la mise en place d’une «représentation appropriée ».

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