Conflits dans les médias arabes: vision et critique
5 novembre 2014. À partir de 18:30 | Workshop | Anglais | IEMed, BarcelonaBien que les médias sociaux soient la bannière de la révolution, le journaliste veut souligner le caractère «hybride» des émeutes, car les manifestations de rue coexistent à tout moment, d’une part, et l’avancée du mouvement révolutionnaire dans le réseau, de l’ autre. Ainsi, selon Talaat, les téléphones portables et les ordinateurs, ainsi que les crayons, pinceaux, peintures et banderoles, ont été des outils au service de ce mouvement qui a eu la place Tahrir comme centre de coordination et d’information. En ce sens, le journaliste raconte comment la place est devenue une scène de débat entre les représentants de la plupart des 52 partis en lice aux élections législatives et une population sans tradition démocratique qui a su connaître leurs idéologies et leurs programmes politiques.
D’autre part, Talaat rappelle que la place a également été le point de départ de la première grande mobilisation féministe du pays lorsqu’elle a récemment accueilli près de 15 000 femmes dans une manifestation contre la violence croissante des soldats et des policiers. L’objectif était d’exprimer publiquement leur rôle à la fois dans la révolution et dans la société égyptienne. Un moment «particulièrement audacieux», selon Talaat, car il représentait «la renaissance des femmes dans la société» face au pouvoir militaire, qui fait toujours appel au Conseil officiel des femmes, présidé à l’époque par Susan Moubarak.
Lali Sandiumenge, journaliste indépendante et experte en cyberactivisme dans le monde arabe, présente cette conférence, troisième session de la série de débats «Méditerranée 2012: scénario d’une transition».
Speakers
Lali Sandiumenge
Journaliste