Aula Mediterrània annonce les distinctions accordées aux meilleurs mémoires de maîtrise

16 mai 2020 | Corporate news
slideshow image Aula Mediterrània Photo: @miquelcollmolas

Une recherche menée par Elena del Hoyo Corral sur la réaction internationale face à la destruction patrimoniale en Syrie et au Yémen a remporté la principale distinction des Prix aux meilleurs travaux de fin de master d’Aula Mediterrània.

Les prix sont partie intégrante du programme interuniversitaire Aula Mediterrània qui comprend un cycle annuel de conférences et un séminaire international coorganisés, depuis l’année scolaire 2014-2015, par l’IEMed et différents masters d’universités catalanes se consacrant, via différentes disciplines, à l’étude de l’environnement méditerranéen.

Encourager l’interdisciplinarité et la recherche sur la région méditerranéenne est l’un des objectifs majeurs du programme. Aussi, avec l’instauration des Prix aux meilleurs travaux de fin de master (TFM) créés durant l’année scolaire 2018-2019, entend-il renforcer les études axées sur la région méditerranéenne ainsi que soutenir et donner de la visibilité aux jeunes chercheurs et chercheuses qui consacrent leur thèse à ce thème.

En cette première édition, le jury du concours a jugé que Reacciones internacionales ante la destrucción patrimonial en los casos de Siria y de Yemen (Les réactions internationales provoquées par la destruction patrimoniale en Syrie et au Yémen) d’Elena del Hoyo Corral, étudiante du master universitaire en Relations internationales, sécurité et développement (UAB), était le meilleur TFM de l’année. Le travail démontre que la perception et la réaction internationale provoquées par la destruction intentionnée du patrimoine historique et culturel sont différentes dans les cas de Palmyre (Syrie) et de Sanaa (Yémen) et il en analyse les causes. Pour le jury, l’étude « montre la façon dont le patrimoine culturel est susceptible d’être instrumentalisé par les parties belligérantes et comment il devient un objectif militaire auquel on s’attaque pour ébranler l’essence la plus caractéristique de l’humanité – avec la langue –  : l’identité ».  Ce travail excelle – selon le jury – dans pratiquement tous les critères d’évaluation appliqués aux travaux présentés au concours : importance et innovation, analyse du contexte, créativité et effort, qualité de la recherche et méthodologie.

Le second prix a été attribué à Lena Richter dont le TFM a pour titre Swimming against the current: a comparative perspective on leaving Islam in Morocco and the Moroccan diaspora in Belgium (Nager à contre-courant : une comparaison sur la façon d’abandonner l’islam au Maroc et en Belgique) une étude comparative entre deux réalités : être non-croyant dans une société majoritairement musulmane (comme la marocaine) ou dans une société où la religion musulmane est minoritaire (comme la belge). Le jury a souligné le fait qu’en suivant l’évolution d’une personne qui décide d’abandonner la religion musulmane dans laquelle elle a été élevée, l’étude « fait une analyse détaillée de la transformation religieuse des sociétés séculaires et des sociétés religieuses et fournit des connaissances qui permettent de surmonter les préjugés concernant l’immobilité d’une croyance tout en expliquant pourquoi un être humain s’en détourne et reconstruit ses références ».  Lena Richter avait suivi le programme de master Crossing the Mediterranean: towards investment and Integration  – MIM (UAB/Università Ca’ Foscari di Venezia/Université Paul-Valéry Montpellier).

Le troisième prix a été décerné à l’étudiant du master en Relations internationales (IBEI), Andréane Williams, pour son travail Micro-level motivations of combatants in inter-communal conflicts. A look into the cases of Jabal Mohsen and Bab al Tabbaneh (Les motivations des combatants des conflits intracommunautaires. Les cas de Jabal Mohsen et Babl al Tabbaneh). Andréane Williams y étudie la violence communautaire entre deux quartiers de la ville libanaise de Tripoli à partir d’entretiens avec 13 anciens combattants. C’est une étude particulièrement intéressante, selon le jury « en raison de son analyse des facteurs qui engendrent les conflits entre groupes d’un même lieu » et aussi parce qu’elle « explore en profondeur les circonstances qui entraînent l’engagement personnel dans des conflits de ce genre ».

Les prix sont dotés de 500 euros (1er prix), 300 euros (2e prix) et 200 euros (3e prix). Le règlement du concours prévoit que les TFM gagnants soient publiés.