L’inclusion financière dans une Méditerranée post-COVID-19: défis et opportunités

9 décembre 2020. À partir de 16:00  | Workshop | Anglais | Français | Online
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La Confédération MED, une alliance d’institutions et d’organisations euro-méditerranéennes pour promouvoir la coopération socio-économique dans la région, organise un webinaire pour discuter de la question de l’inclusion financière dans le contexte de la pandémie de Covid-19 en Méditerranée.

La session vise à aborder les défis que cette crise a créés pour l’inclusion financière des personnes et des entreprises, ainsi que les opportunités mises en évidence par la pandémie pour réduire l’exclusion financière en Méditerranée.

Sénen Florensa, Président du Comité Exécutif de l’IEMed, et Chris de Noose, Président de la Confédération Med, se félicitent, notant comment le domaine de la finance peut dynamiser la coopération entre les pays méditerranéens. A cet égard, Florence insiste sur le rôle de la Confédération MED, qui va de l’éducation financière à l’accès au financement (microfinance, financement mobile, etc.).

Dans le même esprit, Noose souligne que la pandémie a exercé une forte pression sur la région méditerranéenne et, surtout, sur les habitations et les entreprises. Cependant, il souligne que la solution n’est pas «d’augmenter et d’élargir l’accès au financement», mais «d’augmenter la résilience des personnes, des ménages et des entreprises».

L’événement comprend également des discours de Ferid Belhaj (Vice-président pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Groupe de la Banque mondiale), qui concentre son discours sur les différents défis auxquels sont actuellement confrontés les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient: inégalité entre les sexes, concurrence limitée dans le secteur bancaire, réduction du chômage et lutte contre l’économie informelle.

Jaloul Ayed (Président d’Honneur, Confédération MED. Ancien Ministre des Finances de Tunisie) explique que « la crise de Covid-19 a mis en évidence l’importance des services financiers numériques et leur rôle dans la réalisation du développement durable ». Il parle également de l’inclusion financière d’un point de vue macroéconomique, dans lequel l’objectif principal est «d’améliorer la croissance économique et de réduire la pauvreté et les inégalités dans la société».

Philippe de Fontaine Vive (Directeur général, Compagnie Financière Richelieu. Vice-président honoraire, Banque européenne d’investissement (BEI), souligne l’urgence de préparer les montages financiers pour 2021 « pour renforcer les institutions de microfinance, car ce sont elles qui ont l’accès aux petites et moyennes entreprises. »Il ajoute que« seuls les arrangements nationaux seront insuffisants pour réaliser la solidarité trans-méditerranéenne, qui est désormais essentielle ».

Ibrahim El Badawi (directeur général, Forum de la recherche économique. Président du Forum euro-méditerranéen des instituts de sciences économiques (FEMISE) et ancien ministre des Finances et de la Planification économique du Soudan), souligne l’importance de l’éducation financière dans la région MENA et la nécessité pour les gouvernements de repenser le contrat social avec les citoyens.

Rym Ayadi (fondateur et président de l’Association euro-méditerranéenne des économistes (EMEA) parle de l’inclusion financière numérique comme d’un «pilier de la résilience» qui doit être accéléré rapidement.

Enfin, Essma Ben Hamida (cofondatrice et membre du conseil d’administration, Enda Tamweel), explique comment en Tunisie « la pandémie a frappé surtout les populations les plus vulnérables et accentué la féminisation de la pauvreté ». Ben Hamida souligne également que le Covid-19 a eu un impact important sur les secteurs du tourisme, des transports et de la restauration, «secteurs qui demandent généralement la microfinance».

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