Les soulèvements arabes: espoirs démocratiques et menaces théocratiques
23 février 2012 | Workshop | IEMed, BarcelonaLe triomphe du printemps arabe et le début des processus de transition qui incluent la tenue d’élections constituantes, ont jeté le doute sur les vues déterministes qui identifient les sociétés islamiques comme antagonistes aux concepts de modernité et de démocratie. En effet, les événements qui ont marqué l’année 2011 et qui seront en vedette en 2012 et les prochaines années ont montré à l’opinion publique occidentale non seulement la diversité idéologique, ethnique et culturelle existant dans ces pays qui va au-delà du confessionnalisme, mais aussi une clameur populaire en faveur de la mise en place de systèmes politiques participatifs et démocratiques. Les résultats électoraux ont placé les options islamistes devant les nouveaux gouvernements démocratiques. L’islam politique a plus que réalisé une inclusion revendiquée dans le jeu politique depuis des décennies, mais il aura également la responsabilité de démontrer la possibilité de concilier les options du gouvernement conservateur avec le pluralisme politique.
Mohamed Chérif Ferjani, chercheur au Groupe de Recherches et d’Études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient à l’Institute des Études Politiques de la Universitat Lumière-Lyon 2, commente lors d’une conférence à l’IEMed sur la nature de la émeutes de l’année 2011 dans la région, avec une attention particulière aux cas de la Tunisie, du Maroc et de l’Égypte.
Speakers
Enric Olivé
Professeur URV