Les politiques pour les réfugiés au Moyen-Orient: héritages historiques et dilemmes de la gouvernance

23 mai 2019. À partir de 18:30 | Conférence | Anglais | IEMed, Barcelona
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Au-delà des déclarations de solidarité et des annonces d’une aide colossale aux réfugiés dans les grandes enceintes internationales, la dure réalité sur le terrain ne change pas.
 
Et cela est dû en partie aux politiques à différents niveaux qui sont divergentes, et parfois contradictoires, de la communauté internationale en matière d’aide aux réfugiés, comme en témoigne au Moyen-Orient l’afflux massif de réfugiés syriens qui héberge depuis 2011.
 
Tamirace Fakhoury souligne que les actions d’acteurs internationaux tels que l’Union européenne ou les Nations Unies ont tendance à générer des attentes non satisfaites qui rendent suspects tant les réfugiés que les gouvernements des pays d’accueil. Ce serait le cas de l’Union européenne, qui alloue une aide aux pays voisins de la Syrie mais développe en même temps un agenda politique où la sécurité et le contrôle des frontières prévalent alors que ses États membres ne respectent pas les quotas minimums d’accueil des réfugiés sur leur territoire, en principe convenu entre eux.
 
Dans le cas du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Fakhoury dit que sa dépendance vis-à-vis du financement de l’État signifie qu’il n’a pas suffisamment de fonds et que sa marge de manœuvre est limitée. Tout cela amène les pays voisins de la Syrie à percevoir l’indifférence de la communauté internationale et à demander aux réfugiés de retourner dans leur pays. Et pour leur part, les réfugiés se sentent abandonnés par la communauté internationale et n’ont aucune perspective d’avenir.

Speakers


Modératrice

Luisa Faustini

Doctorante GRITIM-UPF
Oratrice

Tamirace Fakhoury

Professeur Lebanese American University

Collaboration


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