La “crise” de Suez à travers d’un imperialisme de segonde classe: Portugal et Egypte (1956-1957)

24 janvier 2019. À partir de 18:30 | Conférence | Anglais | IEMed, Barcelona
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En 1947, la majorité de la production de pétrole brut au Moyen-Orient (79%) appartenait encore aux sociétés britanniques. En 1956, la situation était bien différente. La crise de Suez a marqué l’un des plus grands tournants de l’histoire du Moyen-Orient.
 
Gamal Abdel Nasser, président de l’Égypte (1954 – 1970), a annoncé en 1956 qu’il nationaliserait le canal de Suez, jusqu’alors contrôlé par les Britanniques pendant des décennies. La réaction occidentale était diverse. D’une part, entamer une guerre avec l’Égypte n’était pas une option pour les États-Unis. D’autre part, la France, le Royaume-Uni et Israël se sont secrètement rencontrés lors d’une convention à Paris pour planifier une intervention militaire pour renverser Nasser. Mais ce n’est pas un hasard si le Portugal et la Belgique étaient à la fois deux des États européens les plus opposés aux changements en Afrique. Cependant, la position de la Belgique envers le gouvernement égyptien correspondait davantage à ce qu’il fallait attendre d’une métropole coloniale que celle des diplomates portugais qui, dès le début de la crise de Suez, ont fait des déclarations rassurantes à l’égard de l’Égypte. Mais quel rôle a joué le Portugal et quels ont été ses intérêts dans cette crise? Comment la crise a-t-elle contribué au nouvel équilibre international?
 
Maciel Morais Santos explique le contexte global de cette crise et ses effets.

Speakers


Èlia Romo Terol
Modératrice

Èlia Romo Terol

Coordinatrice de Master Universitat de Barcelona
Orateur

Maciel Morais Santos

Professeur Centro de Estudos Africanos de la Universidade do Porto

Collaboration


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