Voyages vers nulle part

Malgré les mécanismes de protection pour les déplacés, les demandeurs d’asile, les migrants ou les réfugiés, les États d’accueil sont de moins en moins solidaires.

Sonia Andolz

L’histoire de l’humanité c’est aussi l’histoire de l’immigration ». C’est ainsi que commence la plupart des articles, livres ou textes sur l’étude des migrations. Et s’en rappeler s’avère, sans aucun doute, très positif. L’être humain a été marqué, depuis la Préhistoire par son caractère migratoire. Mais, quand on observe une migration, il faut aborder les éléments concrets de chaque époque : les causes, la typologie selon les conditions dans lesquelles elle se réalise et les effets ou les conséquences qui en découlent.

Brève évolution historique des migrations

Dans l’Antiquité, l’une des principales raisons de la migration était de trouver des moyens de subsistance et, principalement, de pouvoir chasser, d’accéder aux ressources naturelles ou de trouver un lieu approprié pour assurer sa protection. Une autre raison importante de ces déplacements résidait dans la nécessité d’échapper à un ennemi humain ou naturel (sécheresse, pluies, absence de faune, etc..). Ces deux principales causes migratoires (améliorer les conditions de vie et fuir un conflit humain ou naturel) se sont maintenues, tout au long de l’histoire, jusqu’aux deux derniers siècles. Ce à quoi il faut ajouter des motifs économiques, écologiques, politiques, voire d’ordre sanitaire. Comme nous le verrons plus en avant, les organismes internationaux discutent, depuis la dernière décennie, de la reconnaissance de ces nouvelles catégories de déplacés, notamment s’ils doivent leur accorder, ou non, une reconnaissance à l’échelle internationale.

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