‘Boom’ éditorial après les révoltes

En Occident, mais aussi dans le monde arabe, l’on perçoit une certaine obsession afin de raconter les événements imprévus, donnant lieu à une foule de publications. Carla Fibla

Carla Fibla

L’on peut maintenant affirmer que les changements dans les sociétés arabes sont profonds et déterminants. Il n’y a aucun doute sur la magnitude historique dont seul le temps pourra déterminer la juste mesure, l’on ne peut plus, non plus, discuter la portée à court et moyen terme de ses conséquences, mais les observateurs occidentaux tentent maintenant de pallier à leur reconnue myopie avec une foule de publications et de compilations d’informations qui occupent depuis plus d’un an une place notoire parmi les nouveautés littéraires.

Le monde arabe n’est pas étranger à ce phénomène, même si des auteurs, comme Alaa al Aswany, avaient déjà auparavant parlé de ce besoin de changement, des sensations dans la rue, qu’il avait déjà remis en question l’autorité à travers les pages du quotidien Shuruk, dont les articles ont été recueillis et traduits dans J’aurais voulu être égyptien. Avec la phrase : « La démocratie est la solution », cet auteur reconnu, l’une des références sociales les plus critiques et osées du contexte égyptien, conclut grand nombre de ses écrits dans la presse.

Dans les librairies du Caire, Alexandrie, Beyrouth ou Amman, les réflexions de ceux qui ont vécu le changement en personne, de ceux qui continuent à observer les hauts et les bas d’un processus qui se prolongera pendant des lustres ou même des décennies, font partie des nouveautés éditoriales en tant que réclame pour acquérir des connaissances, éléments clés pour comprendre et se faire une opinion sur ce qui s’est passé.

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