État de droit et crise des réfugiés: femmes réfugiées, Jordanie

5 octobre 2016. À partir de 18:30 | Conférence | Anglais | IEMed, Barcelona
slideshow image

Avec l’escalade des conflits au Moyen-Orient, les femmes souffrent de l’aliénation de leurs propres droits et sont victimes de discrimination. En tant que réfugiées, les femmes sont encore plus vulnérables, car nombre d’entre elles quittent leur pays sans papiers. Dans le cas du Liban, la moitié des femmes réfugiées ont signalé des abus, tandis qu’en Jordanie, un quart des mariages sont avec des mineurs. L’arrivée de Syriens dans les pays voisins conduit ces pays à mettre en place des réglementations et des mécanismes de réponse spéciaux pour répondre aux besoins croissants des populations de réfugiés. Le processus a cependant été assombri par les craintes liées à l’intégration et au séjour permanent des réfugiés. Cette vulnérabilité résultant du manque de droits et de protection est illustrée par la situation qui était vécue jusqu’à récemment dans le camp de réfugiés de Za’atari en Jordanie, qui avec une population de 80000 personnes, le camp a subi un conflit quotidien intense et était régi par des lois et coutumes qui laissaient les femmes particulièrement sans protection.

L’ARDD – Aide juridique reconnaît la nécessité de mettre en place une structure de gouvernance fonctionnelle et un système juridique efficace pouvant assurer la protection des femmes. Cela a conduit l’organisation, avec le HCR et le gouvernement jordanien, à plaider pour des initiatives visant à instaurer l’état de droit dans le camp de réfugiés de Za’atari, afin d’améliorer et de protéger les femmes et les enfants du camp. Une initiative qui s’est avérée efficace, notamment dans la formation des réfugiés par le biais de l’aide juridique, et qui cherche désormais à déménager dans d’autres camps.

Speakers


Modératrice

Teresa Velázquez

Professeur UAB
Oratrice

Samar Muhareb

Directrice ARDD-Legal Aid

Collaboration


Photos


slideshow image