La diversité culturelle est le résultat de choix et d’actions d’individus qui se reconnaissent partie d’un groupe ou qui sont attachés à des traditions de types communautaires ou religieuses. C’est dans cette perspective que les rapports économiques, sociaux et politiques qui se tissent entre ces groupes, communautés ou nations donnent au dialogue interculturel une place prioritaire. Il ne peut se créer de relation là où l’on ne se connaît pas mutuellement.
L’Union européenne reconnaît la nécessité d’appeler ses citoyens à jouer un rôle dans la gestion des diversités culturelles qui, par ailleurs, sont constamment enrichies par les changements, les altérations qu’entraîne le processus de mondialisation.
C’est dans ce contexte que l’année 2008 a été déclarée par l’UE Année européenne du dialogue interculturel. L’Union européenne entend par là promouvoir le dialogue interculturel en tant que processus par lequel l’ensemble des personnes vivant dans l’UE, ou entretenant des rapports avec elle, peuvent apprendre à mieux se connaître mutuellement pour vivre dans un environnement culturel plus ouvert, mais aussi plus complexe ; un environnement où diverses identités culturelles et croyances coexistent dans les différents États, et au sein de chacun d’entre eux.
Conformément aux intentions de l’UE, les objectifs de l’Année européenne du dialogue interculturel sont de renforcer et de donner une priorité à un échange culturel plus structuré afin d’impliquer les citoyens européens – et particulièrement les jeunes – dans la gestion des complexités de la réalité sociopolitique européenne. Pour cette raison, le rôle que lui reconnaît l’UE est "de motiver les personnes vivant ou entretenant des rapports avec l’UE pour qu’elles entrent en contact direct avec d’autres cultures, tant au niveau national qu’international pour, de ce fait, contribuer à la tolérance et au respect mutuel qui sont des conditions préalables au dialogue interculturel".
Dans ce cadre, et poursuivant les mêmes objectifs, la Fondation Anna Lindh a lancé la campagne 1001 Actions pour le dialogue interculturel, en vue de promouvoir tout type d’action visant au développement des relations entre communautés et à la connaissance de l’autre dans la zone euroméditerranéenne. Dans le cadre de sa stratégie actuelle, fondée sur un effort de consolidation de ses réseaux, la Fondation vise, par ce projet, à mobiliser ses affiliés et ses membres au moyen de ses réseaux nationaux dans le but de développer un éventail d’actions diverses destinées à promouvoir le dialogue interculturel.
Le projet "Une mer de mots" se situe dans le cadre des 1001 Actions pour le dialogue interculturel qui veut contribuer au développement du dialogue entre cultures, à l’échange de connaissances et d’expériences entre les différentes traditions locales et nationales. Le projet vise l’exploration de nouvelles approches en matière de dialogue interculturel, des approches capables de conduire à une ouverture de l’environnement social, de contribuer à la création d’une société plus dynamique et plus variée où la jeunesse, en tant relève générationnelle, pourra jouer un rôle prépondérant et participer au processus d’apprentissage qu’implique la connaissance mutuelle des différentes cultures coexistant dans un même espace comme dans le cas de la région euroméditerranéenne.
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