Date: du 31/01/2007 au
16/02/2007 Lieu: Casa Elizalde (València 302. Barcelone. Tél.
93 4880590) Organisée par: IEMed/Centre cultural Casa Elizalde / Fundación
Tres Culturas del Mediterráneo (Fondation
Trois Cultures de la Méditerranée ) Horaires: Du lundi au vendredi, de 16 h à 21 h ; le samedi,
de 11 h à 14 h et de 16 h à 21 h et le dimanche (veuillez
consulter)
L'exposition présente 51 photographies faites par le photographe
Alfredo Caliz au cours de 15 voyages au Maroc entre 1996 et 2006. Les
images montrent un Maroc contemporain, essentiellement urbain, où coexistent
la tradition arabe et l'influence de la culture occidentale. Le catalogue
de l'exposition renferme des textes de Juan Goytisolo et de l'écrivain
marocain Abdelfatth Kilito.
Dans le cadre de l'exposition, l'IEMed, la Casa Elizalde et l'Espai Cinema
de Barcelone organisent le cycle de cinéma "Miradas". L'objectif
est de nous rapprocher des multiples aspects du Maroc moderne, de ses façons
de vivre et de penser à travers le cinéma. Les séances
auront lieu le 8, le 15 et le 22 février. Programmation
du cycle "Miradas"
Images et textes de l'exposition d’Alfredo Cáliz
« On voyage pour rencontrer quelqu’un d'autre, on abandonne
un endroit et on se livre à une espèce d'indétermination
qui ressemble à celle de la vie, qui n'est rien d’autre que
le grand voyage. On voyage pour parler ; or, parler c’est aller chercher
la partie qui nous manque. Au Maroc, cette partie qui nous manque vient
vers nous sous forme de rivières (gueds), de châteaux (calas),
de "qu’il en soit ainsi" (inshalláh) et de coussins,
la faisant coïncider avec la nôtre : en les faisant s’emboîter
l’une dans l’autre. »
Image : Le Sahara (1999)
« Lorsqu’on voyage au Maroc, ce n’est pas pour
découvrir quelque chose, c’est plutôt pour se reconnaître,
pour rencontrer des gens, des paysages, des lieux..., les traces d'une
histoire commune : itinéraires parallèles que l’on
fait facilement siens ; pour réfléchir ou plonger dans la
mémoire, ce qui est la même chose. »
Image : Tanneurs, Marrakech (1997)
« Et les voyages, les allées et venues se sont succédés.
Et les photos se sont entassées les unes sur les autres, en fondant
les mille histoires en une seule. Celle de l'enfant qui me suit à la
sortie d'Imilchil et me dit au revoir avec la main à la hauteur
de la poitrine ; le père de Latifah accroupi dans le champ de
Safi pour ramasser des câpres ; faire la connaissance de Caterina
dans un bar quelconque de Lavapiés ; me promener le dimanche au
Rastro (Marché aux puces) ; les livres de Mohamed Chukri ; la
tempête à Essauira et ses murs portugais si humides ; les
voyages en car et le cri "Sir allah Sir!" résonnant
comme une litanie dans mon demi-sommeil. »
Image : Marrakech (1998)
« J'ai photographié en temps de pirogues et en temps
de murs qui s’élèvent. J'ai photographié un
islam quelconque à l’époque où ont été abattues
les deux tours. J'ai photographié pour essayer de comprendre.
On voyage au Maroc et on boucle la boucle »